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COUTU, Marie-France, PhD

Santé mentale, adhésion aux soins et réadaptation au travail.

L’adhésion au plan de soin est pour moi un aspect essentiel de la recherche. En effet, les avancées de la recherche offrent de plus en plus de connaissances sur les mécanismes menant à l’incapacité au travail ou sur les traitements potentiellement efficaces et efficients. Par contre, si le patient/travailleur n’est, par exemple, pas convaincu du bien-fondé de ces derniers pour sa condition de santé, il est fort probable qu’il n’adhèrera pas pleinement au plan de traitement. Ainsi, il devient capital de comprendre les raisons sous-jacentes qui viendront motiver le travailleur à s’investir dans une démarche de réadaptation qui offre plus souvent des bénéfices à long terme, mais des coûts parfois importants à court terme.

À cet effet, on sait qu’au-delà des facteurs liés au travailleur, comme ses croyances ou la présence d’éléments anxieux ou dépressifs, la relation qu’il établira avec les personnes impliquées dans ses soins de santé est très importante. Une des façons d’aider à l’établissement d’une bonne relation est, entre autres, de promouvoir une approche de prise de décision partagée entre le travailleur et les différents acteurs impliqués dans la réadaptation. Cette approche a le potentiel d’améliorer la qualité de services offerts par le biais d’une réelle collaboration et ainsi favoriser le processus de retour au travail sain et sécuritaire.

Réalisations représentatives

  • Transfert des connaissances auprès de chercheurs, ainsi que de praticiens (avocats, médecins omnipraticiens, chirurgiens orthopédistes, gestionnaires en ressources humaines, conseillers en réadaptation, kinésiologues, infirmières et psychologues) – Adoption de la prise de décision partagée comme bonne pratique clinique en soins de première ligne et médecine familiale, mais non implantée en réadaptation pour la prévention de l’incapacité. Étude intégrée en transfert des connaissances impliquant 5 centres de réadaptation au Québec; identification des barrières et facilitateurs à l’implantation du processus de prise de décision partagée, comprenant les données de 15 pays; aucune étude en réadaptation, donc lacune importante dans la connaissance.
  • Publication des résultats portant sur la détresse des patients ayant une incapacité persistante: (1) nécessité de considérer la détresse comme facteur et variable, pour l’évaluation du programme d’intervention; (2) étude de la représentation de la douleur pour meilleure compréhension de la détresse des patients, indissociable du contexte social.

Savoir-faire

  • Qualitatif et quantitatif.
  • Recherche évaluative.
  • Adhésion au traitement.
  • Modification du comportement.
  • Troubles de l’humeur (p. ex.: dépression majeure) et troubles anxieux.
Professeure titulaire
École de réadaptation
Centre de recherche – Hôpital Charles LeMoyne
Longueuil
marie-france.coutu@usherbrooke.ca
(450) 463 1835 # 61797
(450) 674 5237

Publications représentatives

  • Coutu MF, Légaré F, Durand MJ, Corbière M, Loisel P, Stacey D, Bainbridge L. (2011). Fostering shared decision making by occupational therapists and workers involved in accidents resulting in persistent musculoskeletal disorders: a study protocol. Implementation Science, 6, 22.
  • Coutu MF, Baril R, Durand MJ, Côté D, Rouleau A, Cadieux G. (2010). Transforming the meaning of pain: an important step for the return to work. Work: a Journal of Prevention, Assessment, & Rehabilitation. 35 (2), 209-219.
  • Coutu MF, Baril R, Durand MJ, Côté D, Cadieux G. (soumis). Clinician-patient agreement about the work disability problem of patients having persistent pain: why it matters. Clinical Rehabilitation.